Test Xiaomi Redmi Note 11 : une expérience complète à un prix modique

Moins d’un an après le Redmi Note 10, Xiaomi revient avec un successeur, le Redmi Note 11. Reprenant l’essentiel des atouts de son prédécesseur, cette nouvelle référence de l’entrée de gamme offre une expérience toujours aussi complète. Mais est-elle vraiment meilleure ? Les points faibles ont-ils été gommés ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test complet.

L’année 2021 a été particulièrement prolifique pour Xiaomi. Adoptant une stratégie type « Samsung », la marque chinoise a littéralement inondé le marché de nouveaux smartphones. Et la majorité a été lancée en France. C’est le cas de la gamme Redmi Note 10 qui compte 5 modèles différents : Redmi Note 10, Redmi Note 10s, Redmi Note 10 Pro et Redmi Note 10 5G sont actuellement en vente sur la boutique officielle française.

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En mars 2021, nous avons donc testé le modèle « standard » qui s’est révélé être une très bonne affaire, puisqu’il est positionné sous la barre des 200 euros et qu’il offre une expérience complète et assez souvent qualitative. Il est donc selon nous l’une des références du segment entrée de gamme. Le mois dernier, moins d’un an après le lancement des Redmi Note 10, Xiaomi a renouvelé sa gamme avec quatre déclinaisons : Note 11, Note 11s, Note 11 Pro et Note 11 Pro 5G.

Premier modèle à passer sur le grill de nos tests : le Redmi Note 11 « classique ». Il est le moins cher de la fratrie. Mais il n’est pas forcément le moins intéressant. Car, les Redmi se sont toujours appuyés sur un rapport qualité-prix élevé. C’est ce que nous avons soulevé lors de notre test du Redmi Note 10. Dans ce test, nous nous concentrons donc sur trois questions. Le Redmi Note 11 offre-t-il, lui aussi, un bon rapport qualité-prix ? Offre-t-il des améliorations vis-à-vis du Redmi Note 10 ? Et surtout est-il toujours une référence de l’entrée de gamme ? Réponse.

Notre test vidéo

Fiche technique

  Redmi Note 11
Dimensions 159,87 x 73,87 x 8,09 mm
Poids 179 g
Ecran 6,43 pouces
AMOLED
2400 x 1080 pixels (409 pixels par pouce)
90 Hz
Gorilla Glass 3
1000 nits
Chipset Snapdragon 680 (6 nm)
OS Android 11 + MIUI 13
RAM 4 ou 6 Go
Stockage 64 ou 128 Go
MicroSD Oui (jusqu’à 1 To)
Capteurs photo Principal :
Capteur 50 MP
Objectif f/1.8
Autofocus à détection de phase

Ultra grand-angle :
Capteur 8 MP
Objectif f/2.2
angle de vue 118°

Macro :
Capteur 2 MP
Objectif f/2.4

Profondeur :
Capteur 2 MP
Objectif f/2.4

Capteur selfie Capteur 13 MP
Objectif f/2.4
Batterie 5000 mAh
Recharge rapide 33W
5G Non
Biométrie Capteur d’empreintes digitales sur la tranche
Résistance à l’eau IP53 (poussière et éclaboussures)

Prix et disponibilité

Le Redmi Note 11 est disponible en France dès aujourd’hui, le 17 février 2022. Soit trois semaines après son officialisation le 26 janvier 2022 en Chine. L’Empire du Milieu a d’ailleurs pris un peu d’avance, puisque le smartphone y est commercialisé depuis hier.

test redmi note 11

Le prix du Redmi Note 11 démarre à 199 euros. Pour ce prix, vous avez la configuration la plus légère, avec 4 Go de RAM et 64 Go de stockage seulement. Même si cette version est parfaitement fonctionnelle, le volume de stockage nous parait insuffisant, comme nous le verrons dans ce test. D’autant plus que Xiaomi offrait pour le même prix 128 Go de stockage avec le Redmi Note 10. C’est dommage.

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Heureusement, il existe des solutions : acheter une carte microSD ou opter pour le modèle supérieur, avec 128 Go de stockage (et tout autant de RAM). Elle est commercialisée à 249 euros. Notez qu’une version avec 6 Go de RAM et 128 Go de stockage existe aussi à l’international. Mais elle n’est pas commercialisée en France.

Le Redmi Note 11 se place bien évidemment face à une concurrence très active sur le segment autour des 200 euros, avec le Realme 9i par exemple, la gamme Nord CE de OnePlus, ou encore les terminaux entrée de gamme d’Oppo, Vivo et Samsung. Cela en fait du monde !

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Dans la boîte du Redmi Note 11, vous retrouvez le smartphone, bien sûr, mais également plusieurs accessoires : un câble USB type-A vers USB type-C, un adaptateur secteur 33 watts, une coque de protection en plastique transparente et, élément assez rare pour être noté, une protection d’écran à coller soi-même. Nous préférons largement que les protections soient appliquées par le constructeur, en usine. Mais c’est mieux qu’aucune protection.

Design

Entrons maintenant dans le détail en regardant de plus près le design du smartphone. Le Redmi Note 11 reprend de nombreux éléments de son prédécesseur, notamment les matériaux, mais s’en distingue également par quelques éléments ergonomiques, notamment les tranches et le module photo. Ce ne sont que des détails, mais cela compte quand il faut comparer deux produits assez proches.

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Le premier changement ergonomique se trouve à l’arrière : le module photo est plus allongé. Il s’inspire du Xiaomi 11i et des Xiaomi 12, sortis en Chine en décembre 2021 : le flash ne flanque plus le capteur principal dans un espace isolé (comme sur le Xiaomi Mi 11), mais revient au cœur de l’espace principal, à côté de l’objectif macro (et sous l’objectif secondaire du mode portrait). Le module photo est cerclé de métal et recouvert d’une protection en verre.

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Deuxième changement : les tranches. Elles sont désormais épaisses et droites, et non plus fines et recourbées. Nous avons constaté un changement similaire chez Oppo, avec le Reno6 qui adoptait un design plus inspiré des iPhone 4 et 5. La prise en main ne change pas. Mais le téléphone est visuellement plus « brut ».

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Enfin, dernier détail externe qui change : le port jack 3,5 mm. Il est toujours présent, mais il est désormais positionné sur la tranche supérieure et non plus inférieure. Un choix discutable. Nous préférons quand ce port est en dessous de l’écran, pour éviter que le câble gêne la visibilité. C’est un détail, mais tout compte ici. Notez aussi que les dimensions changent très légèrement : un demi-millimètre de moins en hauteur et en largeur, deux dixièmes de millimètre de moins en épaisseur.

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Pour le reste, nous restons sur les mêmes bases. Une dalle tactile de même taille, avec un poinçon au milieu de la bordure supérieure et un écouteur téléphonique caché dans l’épaisseur entre l’écran et le contour. Le verre minéral reste du Gorilla Glass 3 de Corning. À l’arrière une coque en polycarbonate, ici noire et mate. Elle retient toutefois les traces de doigts, c’est un peu dommage. Un léger défaut qui se corrige avec une coque. Notez aussi que le châssis est certifiée IP53, contre les éclaboussures et la poussière.

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Les tranches aussi sont couvertes de plastique. Nous y retrouvons les deux haut-parleurs croisés dans le Redmi Note 10 : leur retour est une excellente nouvelle. Pour compléter, vous y trouvez également le port USB type-C, le microphone principal, le tiroir de SIM, les contrôles du volume, le bouton de mise en marche (qui intègre aussi le lecteur d’empreinte digitale), le micro secondaire pour la réduction de bruit active et un port infrarouge pour transformer le smartphone en télécommande pour votre téléviseur. Très peu de fioriture dans ce produit. Mais nous n’en attendions pas.

Écran

Détaillons maintenant l’écran qui se trouve en façade du Redmi Note 11. A priori, lors de l’officialisation du smartphone, nous pensions que l’écran du Redmi Note 11 était identique à celui du Redmi Note 10. C’est la taille et la définition qui nous ont induits en erreur : 6,43 pouces et Full HD+ (pour une résolution de 409 pixels par pouce), respectivement. Mais les apparences sont trompeuses.

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En effet, la technologie d’écran n’est pas tout à fait la même : nous passons d’un Super AMOLED à un AMOLED classique. Cela se concrétise par une légère baisse de qualité au niveau de la colorimétrie. Notez cependant que la qualité de l’écran est similaire à certains modèles vendus deux ou trois plus chers. Ce n’est donc pas décevant en soi.

Il y a comme toujours trois modes d’affichage des couleurs dans MIUI : intense (par défaut), standard et saturé. Avec le réglage standard, le plus respectueux des couleurs sRGB, vous bénéficiez d’un delta E de 2,4 et d’une température moyenne de 6242°. Le bleu tire très légèrement vers le rouge. Ce sont des chiffres légèrement moins bons que ceux du Redmi Note 10. Mais cela reste bon.

Si vous activez les autres profils, vous aurez un delta E qui va grimper (3,8 en mode intense et 4,8 en mode saturé) et une température qui va atteindre les 7000°. Le blanc tirera un peu vers le bleu. Comme toujours, Xiaomi offre un réglage pour affiner la colorimétrie de l’écran selon vos habitudes et vos gouts. Ainsi, même si vous n’aimez pas que les couleurs soient trop saturées ou que votre blanc tire vers le bleu, vous pouvez contrebalancer cela en choisissant une couleur opposée.

Contrairement à la colorimétrie, la luminosité de l’écran du Redmi Note 11 ne change pas : autour de 400 nits avec le réglage standard et autour de 500 nits avec les réglages intense et saturé. Sous le soleil, en mode automatique, vous pouvez même frôler les 700 nits. Dalle AMOLED oblige, vous avez un taux de contraste infini.

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Autre différence entre les écrans du Redmi Note 10 et du Redmi Note 11, le taux de rafraichissement passe de 60 Hz à 90 Hz. Par défaut, il est positionné sur 60 Hz. Mais vous pouvez passer à 90 Hz quand vous le souhaitez (en n’oubliant pas que cela va grever votre batterie). Il n’y a pas de réglage adaptatif ici. Il y a donc du bon, du mieux et du légèrement moins bon dans cet écran. Et, sans l’ensemble, l’affichage reste agréable à utiliser au quotidien.

Interface

En allumant le smartphone, vous accédez à MIUI 13. Dernière version de la ROM customisée de Xiaomi. Elle ne fonctionne pas sur la dernière version d’Android, mais la précédente. C’est légèrement dommage. Mais ce n’est pas si grave. D’abord, toutes les applications les plus courantes sont compatibles avec Android 11. Ensuite, les apports d’Android 12, notamment le design Material You, sont occultés par l’esthétique de l’interface de Xiaomi.

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Quatre exemples pour illustrer cela. D’abord le tiroir des applications qui est désactivé par défaut. Rien ne vous empêche de le réactiver (dans le menu « Écran d’accueil »). Ensuite la zone de notification et de paramétrage rapide. Ici, Xiaomi s’inspire d’iOS en séparant les deux fonctions : tirez depuis le coin supérieur gauche pour accéder aux notifications et depuis le coin supérieur droite pour voir les paramétrages rapides. Ce ne sont pas là des gestes marqués Android.

Troisième exemple : la boutique de thèmes. Elle est là pour changer entièrement l’apparence de MIUI (fonds, icônes des applications, réglages rapides). Difficile de conserver Material You dans ces conditions. Dernier exemple : le carrousel pour l’écran de verrouillage, inspiré ici de Windows. Grâce à lui, l’image affichée quand vous activez le téléphone change régulièrement. C’est une bonne idée. Grâce à ces quelques exemples, nous constatons ici que Xiaomi joue pleinement la carte de la démarcation avec Android, plus encore que d’autres marques chinoises, Oppo et Vivo par exemple.

Il y a deux gros défauts dans cette interface. Elles ne sont pas inhérentes à la version 13, mais à MIUI. Le premier est la présence de publicité dans certaines applications système et dans l’interface. Nous en avons rencontré par exemple dans l’application Thème, laquelle est déjà une boutique. Vous regardez un thème, vous souhaitez revenir à l’écran précédent et soudain une publicité apparait. Nous en avons également rencontré en ouvrant les dossiers « Plus d’applications » et « Jeux ». Est-ce vraiment normal d’être soumis à autant de publicités ? Nous pensons que c’est intrusif, rien de moins.

Une publicité qui s’exprime également sous la forme d’applications sponsorisées préinstallées. MIUI est connu pour cela. Et MIUI 13 ne fait pas dans la demi-mesure. Plus d’une quinzaine d’applications partenaires sont présentes au premier lancement : Boutique Amazon, Booking.com, Trip.com, eBay, Agoda, AliExpress, Amazon Music, Spotify, LinkedIn, Facebook, TikTok, Netflix, Opera, Bubble Shooter, Block Puzzle, Tile Fun, Jewels Blast, Dust Settle, State of Survival, Lords Mobile. Plus ce serait indécent…

Le deuxième défaut est son poids. Nous avons évoqué le sujet en parlant des prix du smartphone : la moitié des 64 Go de stockage présents dans la version la moins chère est monopolisée par Android, MIUI, les applications système, les applications de Google et les applications partenaires. Difficile derrière d’installer les jeux et les applications qui vous sont utiles, lesquels sont eux aussi de plus en plus gourmands. Résultat : l’achat d’une carte microSD sera certainement nécessaire.

Nous comprenons bien que le modèle économique de Xiaomi repose sur ces partenariats, permettant de faire baisser le prix d’achat du téléphone. Mais nous pensons aussi qu’il y a certainement un autre équilibre à trouver. La preuve : d’autres marques parviennent à offrir une expérience tout aussi complète, sans publicité et à des prix abordables.

Performances

Abordons maintenant les performances du smartphone. Nous n’allons bien évidemment pas comparer le Redmi Note 11 avec des modèles haut de gamme, cela n’aurait aucun sens. En revanche, nous allons tout de même relever quelques benchmarks afin de situer ce modèle face à la concurrence la plus directe.

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Pour rappel, le Redmi Note 11 est équipé d’un Snapdragon 680, en lieu et place du Snapdragon 678 du Redmi Note 10. Le volume de RAM, lui, ne change pas. Notez également que 1 Go de RAM virtuel est activé par défaut. Nous ne l’avons pas désactivé pour nos tests afin de refléter les performances offertes aux utilisateurs dès la sortie la boîte.

Passons donc aux résultats de nos tests. Le Redmi Note 11 montre, grâce à Geekbench et PC Mark que le smartphone ne dispose pas d’une plate-forme très puissante. Au contraire, le Snapdragon 680 est assez faible. Plus faible même que le Snapdraon 678. En revanche, il est bien optimisé, offrant de la fluidité dans les tâches quotidiennes. Et c’est ça que nous lui demandons.

Peut-on jouer avec ce smartphone ? La réponse est non. Et ce malgré d’excellents scores de stabilité et une surchauffe quasi inexistante. Vous pouvez lancer des jeux avec ce smartphone. Même Genshin Impact. Cependant, vous devrez attendre que le jeu charge dans la mémoire. Et vous devrez subir de nombreux ralentissements.

Les tests de 3D Mark le confirment tous : le Snapdragon 680 est assez faible. Il le serait même plus que des processeurs Helio chez MediaTek. Si les chiffres ne suffisent pas à vous convaincre, sachez que les stress tests de 3D Mark, qui durent habituellement 20 minutes, ont pris plusieurs heures à se terminer avec le Redmi Note 11. Dur dur.

Le Redmi Note 11 est un smartphone agréable à utiliser au quotidien. La plate-forme offre des performances suffisantes pour tous les usages traditionnels, que ce soit la navigation sur Internet, la consultation des réseaux sociaux et des applications de messagerie ou encore le streaming vidéo et audio. Et l’interface reste fluide quasiment en toute situation. En revanche, comme nous venons de le voir, ce n’est pas un smartphone taillé pour le gaming. Mais il sait faire tourner quelques applications ludiques bien optimisées.

Batterie

Parlons maintenant batterie, un sujet intimement lié aux performances que nous venons de découvrir. Le Redmi Note 11 est équipé d’une batterie de 5000 mAh, sans changement par rapport à son prédécesseur. Cette capacité est plutôt élevée, même s’il n’est pas rare de bénéficier d’une batterie similaire avec d’autres modèles vendus sous la barre des 200 euros. Voici quelques exemples : Redmi 10, Realme 8, OnePlus Nord N100, Oppo A16, Moto G31, etc.

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Le Snapdragon 680 n’est pas un composant très puissant, mais il ne consomme pas non plus beaucoup d’énergie. Théoriquement, cela veut dire que l’autonomie est plutôt bonne. Et cela se confirme : avec un usage standard (réseaux sociaux, appels, messagerie, streaming audio et vidéo, navigation web, etc.), le Redmi Note 11 fonctionne deux jours environ sur une même charge. Bien sûr, cela dépendra du nombre de sollicitations quotidiennes, ainsi que de la luminosité de l’écran (adaptative ou non) et du taux de rafraichissement (60 ou 90 Hz).

Si vous êtes un gourmand de séries et de films, sachez que le Redmi Note 11 dépasse les 12 heures de lecture en streaming sur Netflix (en WiFi). Un assez bon score. Et si vous voulez quand même jouer à des jeux gourmands, malgré les ralentissements, la batterie peut tenir, théoriquement 6 heures (15 minutes de Genshin Impact ayant ponctionné 4 % à 5 % de batterie).

Une fois la batterie vidée, il est temps de la recharger. Pour cela, vous n’avez qu’une solution : brancher le téléphone à son port USB type-C. Le Redmi Note 11 est compatible charge raide 33 watts. Et il est fourni avec un chargeur compatible avec cette puissance. Si vous utilisez cet accessoire et le câble USB fourni également, vous pouvez recharger le téléphone en 57 minutes (soit 3 minutes de moins que le temps indiqué officiellement par la marque). Et si vous n’avez qu’une demi-heure devant vous, vous obtenez 69 % de la batterie. C’est un temps très correct, compte tenu de la capacité de la batterie et du prix du téléphone.

Il n’y a malheureusement aucun outil ici qui permettrait d’entretenir la batterie ou, au moins, utiliser le chargeur plus consciencieusement. Nous parlons évidemment de la charge programmée, la charge lente (à 15 watts par exemple) ou la charge limitée (à 80 ou 90 % de la capacité totale). Ce sont des fonctions qui permettent d’allonger la durée de vie d’une batterie.

Audio

Abordons maintenant la partie audio de ce test. Il y a deux points : les haut-parleurs et le port jack 3,5 mm. Commençons avec les haut-parleurs. Il y en a donc deux, que nous avons vu dans la partie design de ce test. Ils sont positionnés sur les tranches inférieure et supérieure. Il n’y en a donc pas un caché dans l’emplacement de l’écouteur téléphonique. Ils sont symétriques. Et ils délivrent une puissance plutôt bonne. Cela manque bien évidemment de maitrise dans les aigus et un peu de puissance dans les graves. Mais le Redmi Note 11 offre une expérience très satisfaisante pour ce niveau de prix. D’autres modèles plus onéreux n’en font pas autant.

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Évoquons maintenant le port jack 3,5 mm. Il est positionné sur la tranche du haut, contrairement au Redmi Note 10. C’est un positionnement qui nous parait moins judicieux, parce que le câble peut gêner et venir sur l’écran. La présence de ce port est une double bonne nouvelle. D’abord, il permet de brancher un casque audio qualitatif pour écouter votre musique ou regarder vos films et vos séries.

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Ensuite, il sert d’antenne pour écouter la radio FM. L’application « Radio FM » est d’ailleurs toujours présente dans MIUI. Une application dépouillée, à l’extrême opposée d’autres logiciels comme Mi Video. Il n’y a pas d’égaliseur dans MIUI. Cela manque clairement pour améliorer encore l’expérience audio qui est déjà loin d’être faible.

Photo

Dernière étape de ce test : la photo. C’est un sujet relativement sensible sur le marché des smartphones abordables. En effet, pour convaincre les consommateurs, les marques n’hésitent pas à multiplier les capteurs photo pour en faire un argument marketing. Ainsi, vous avez plus de capteurs photo dans un Redmi Note entrée de gamme que dans un iPhone très haut de gamme vendu 6 fois plus cher. Mais c’est de la poudre aux yeux, comme les extravagantes définitions de certains capteurs.

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Pour expliquer cela, regardons la configuration du Redmi Note 11, lequel est un bon exemple de ce que nous avançons :

  • Capteur principal 50 mégapixels, autofocus à détection de phase et objectif ouvrant à f/1.8
  • Capteur secondaire 8 mégapixels, objectif ultra grand-angle ouvrant à f/2.2, angle de vue 118°
  • Capteur macro 2 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.4
  • Capteur 2 mégapixels pour le calcul des distances, objectif ouvrant à f/2.4
  • Capteur selfie 13 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.4

Sur ces cinq capteurs, trois sont utiles au quotidien. Les deux autres sont dispensables, leur rôle pouvant être pris en charge par celui qui est associé à l’objectif grand-angle, par exemple. C’est ce cas du Mi 11 Ultra, par exemple qui n’a ni capteur macro ni capteur pour le calcul des distances. Et pourtant, il est dans le Top 3 des meilleurs photophones selon DxO Mark.

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Que vaut donc le Redmi Note 11 en photo ? D’abord, une remarque générale. Nous avons noté que la prise de vue est très lente, même en pleine journée. Il faut attendre une bonne seconde entre le moment où vous appuyez sur le déclencheur et le moment où la photo est prise. Cela veut dire qu’il faut anticiper. Ce délai peut avoir plusieurs origines : une lenteur de l’autofocus ou du coprocesseur de traitement des images intégré au Snapdragon 680. Quelle que soit l’origine, c’est un point faible. Car les sujets en mouvement seront flous obligatoirement. Et les photos de nuit ne seront pas nettes.

Quand les conditions météo sont bonnes, avec un beau soleil, les photos réalisées par le capteur principal sont plutôt belles. Il y a de la couleur, du contraste et du détail. Les textures sont légèrement granuleuses. Et les objets en périphérie de la photo subissent quelques artefacts. Mais le résultat est globalement bon. Le capteur génère des images en 12,5 mégapixels par défaut. Vous pouvez choisir de passer en 50 mégapixels, mais les gains (des détails) ne valent pas toujours les concessions (contraste).

Quand les nuages cachent le soleil, les photos deviennent un peu plus ternes. Elles perdent en lumière, en précision et en netteté. Les contre-jours sont assez bien gérés, mais attention à l’endroit que vous choisissez pour la mise au point : un mauvais choix entraine une photo trop sombre. La nuit, le résultat se dégrade logiquement. Le mode nuit permet de rehausser le niveau de lumière et de détail, mais c’est au détriment de la netteté, laquelle est déjà dégradée par le délai de prise de vue. Si vous avez assez de lumière ambiante, essayez d’abord sans le mode nuit : dans certains cas vous aurez un meilleur résultat.

En l’absence de zoom optique, c’est le capteur principal qui se charge de zoomer. Le rapport monte jusqu’à 10x (avec des touches virtuelles pour passer facilement d’un rapport à un autre). De jour, nous vous déconseillons de dépasser le rapport 6x, même si vous arrivez encore à reconnaitre le sujet de la photo avec le rapport 10x. Mais le grain est alors très faible. En soirée, avec ou sans mode nuit, le rapport 2x est le seul exploitable. Après, le grain est trop grossier.

Le capteur principal est évidemment en charge des portraits. Il est épaulé par l’un des capteurs 2 mégapixels qui calcule les distances pour le bokeh. Les clichés réalisés avec ce mode sont assez bons, avec de bonnes couleurs et un bon contraste. Le détourage pourrait être plus précision, mais il reste bon dans l’ensemble. Le flou d’arrière-plan est assez léger avec le réglage par défaut. Mais vous pouvez l’accentuer avec un curseur.

Passons au capteur avec objectif ultra grand-angle. Comme le capteur principal, la qualité des photos est proportionnelle à la météo : beau soleil égal beau panorama. Bonne couleur et bonne luminosité quand le soleil est bien présent. Nous notons quelques soucis de distorsions assez classiques avec les lentilles ultra grand-angle. Petits problèmes également de netteté, avec des textures qui pourraient être plus fines. Et enfin, la nuit, les résultats sont mauvais. Nous nous y attendions. En revanche, l’incompatibilité du capteur avec le mode nuit est plus surprenante. Et c’est aussi un défaut.

Le capteur macro sera plus anecdotique. D’abord son activation est cachée dans un menu (qui n’est pas le même que pour le mode Pro ou les modes vidéo). Ensuite, sa définition est extrêmement faible en comparaison des autres capteurs, sans parler du grain et de la colorimétrie. Enfin, si vous additionnez le besoin de proximité pour prendre une photo nette avec le retard de déclenchement cité précédemment, vous aurez beaucoup de mal à faire une photo nette. Bref, autant utiliser le capteur principal et zoomer.

Retournons le smartphone et parlons du capteur selfie. Il y a deux bonnes nouvelles. La première est la qualité des autoportraits en pleine journée. Ils sont plutôt bons quand le soleil est abondant. Beaucoup de détails et une bonne colorimétrie. La seconde est l’absence d’outils d’embellissement activés par défaut. Les résultats sont ainsi plus naturels, avec des textures qui ne sont pas dégradées. En activant le mode portrait, vous bénéficiez d’un détourage ici aussi assez propre (mais pas toujours très précis) et d’un effet bokeh qui met bien en valeur le sujet. La nuit, les résultats sont plus mitigés, avec une perte significative de netteté.

Conclusion

La grande force du Redmi Note 11 est son rapport qualité-prix. Le smartphone offre une expérience complète à un prix qui reste modéré. Rares sont les smartphones à proposer une telle expérience à ce niveau de prix, même encore aujourd’hui. Un grand écran AMOLED 90 Hz. Une batterie de 5000 mAh. Une plate-forme fluide et peu gourmande offrant une bonne autonomie. Deux haut-parleurs pour un effet stéréo bien équilibré. Une interface complète. Un design fonctionnel. Et un capteur photo principal offrant de jolies photos quand le soleil ne joue pas à cache-cache. Voici quelques-uns des atouts que le Redmi Note 11 propose à moins de 200 euros.

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Tout n’est pas parfait, bien évidemment. L’interface bourrée d’applications commerciales et de publicités. Un processeur qui manque de punch sur les applications assez gourmandes. Deux capteurs photo inutiles et un déclencheur très lent à la détente. Une colorimétrie un peu moins précise qu’en 2021 pour l’écran. Cependant, tous ces défauts, nous lui pardonnons (presque) à ce Redmi Note 11. C’est comme la 5G : elle n’est pas là, mais ce n’est pas grave. Car, l’expérience globale est bonne pour ce prix.

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Test Xiaomi Redmi Note 11 : une expérience complète à un prix modique