Top 30 des meilleurs films des années 90

Les années 90, c’était il y a plus de 20 ans ! Le temps passe à une vitesse insoupçonnée, le monde change et ne laisse plus que la nostalgie des belles années. Lorsqu’on regarde de plus près, la dernière décennie du 20e siècle a été particulièrement riche en chefs-d’œuvre du 7e art. On ne peut s’empêcher de les voir et de les revoir. Du détenteur du record du plus grand nombre d’Oscars ; Titanic en passant par les drames carcéraux Les Evadés et La ligne Verte, nous avons élaboré pour vous une liste de 30 des meilleurs films de cette décennie.

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30  Maborosi (1995)

Alarmée par le fait que des personnes proches d’elle meurent subitement, la jeune Yumiko commence à entretenir une hantise sur la présence d’une malédiction. En effet, un jour, dans des circonstances mystérieuses, son mari Ikuo se suicide. Le monde de Yumiko s’effondre, mais elle garde néanmoins l’espoir. La jeune femme se marie une deuxième fois avec un pêcheur nommé Tamio, mais quelque chose de sinistre et d’inévitable continue de la hanter.

Cette ode au chagrin, à la solitude et au deuil demeure une œuvre particulièrement marquante du cinéma nippon des années 90. Elle constitue le premier film du réalisateur Hirokazu Koreeda qui deviendra une valeur sûre du 7e art avec une quinzaine de films au dont le fameux Une affaire de famille, palme d’Or du Festival de Cannes en 2018.

29  Friday (1995)

Craig Jones (Ice Cube) et Smokey (Chris Tucker) sont deux amis fainéants qui habitent Los Angeles et qui adorent passer la journée à boire, fumer et flâner. Mais aujourd’hui ils ont un sérieux problème : ayant gardé sur eux une portion de « weed » à vendre, ils n’ont pas pu y résister et ont donc décidé de consommer cette herbe. Mais la marchandise n’étant pas gratuite, les deux jeunes hommes doivent obtenir 200 dollars pour les donner au trafiquant de drogue à 22 heures au plus tard.

« Friday » est l’une des meilleures comédies des années 90 et l’un des films les plus emblématiques de la vie quotidienne dans certains quartiers afro-américains. Construit autour d’un casting original et d’un scénario hilarant, le film assume pleinement son style décontracté qui est devenu le plus grand ingrédient de son succès.

28  Speed (1994)

Un terroriste place une bombe radiocommandée dans un bus ordinaire qui explosera si la vitesse de conduite descend en dessous de 80 km/h. Une fois le bus sur l’auto route, l’explosif est activé et le bus lui-même se transforme en « speedbomb » et les passagers en deviennent les otages. Un officier de police présent dans le bus ainsi que ses compagnons de voyage de circonstance cherchent un moyen de sauver la vie des gens.

Speed est un film d’action impeccable qui contient tous les ingrédients qui font le succès de ce genre : une histoire accrochant, une tension permanente, un suspense haletant et des performances mémorables. Le film bénéficie par ailleurs de l’alchimie indéniable entre ces deux acteurs principaux Keanu Reeves et Sandra Bullock.

27  Ring (1998)

Défiant une interdiction, deux jeunes femmes visionnent une cassette vidéo qui prédit une malédiction à toute personne qui en regarderait le contenu. Elles sont très tôt rattrapées par les conséquences macabres qui ont été prédites par la rumeur. Après ces événements, une jeune journaliste et son ex-mari décident à leur tour d’enquêter sur le contenu de la fameuse cassette.

Fidèle à la noirceur récurrente du cinéma nippon, le long métrage explore un univers macabre fait de surprises et d’inconnus. Il a été un fer-de-lance pour une nouvelle vague de films d’horreur japonais à partir des années 2000.

26  Scream (1996)

Une série de meurtres sanglants viennent troubler l’accalmie habituelle dans la banlieue de Woodsboro. Le tueur compulsif qui harcèle au téléphone est un psychopathe. Armé d’un long couteau, il nargue et traque ses victimes. L’inconnu semble également être un fan de films d’horreur qui tue sa victime juste pour le plaisir.

Cette saga culte signée Wes Craven explore l’univers du film d’horreur lui-même. Elle est devenue une autocritique pleine de références à ce genre et bâtit la grande part de son suspens sur le flou qui entoure l’identité du tueur.

25  Central do Brasil (1998)

Institutrice à la retraite, Dora (Fernanda Montenegro) gagne sa vie en écrivant des lettres pour les analphabètes dans une gare centrale de Rio de Janeiro. Indifférente à ses clients, elle facture les missives à un dollar et un autre dollar si on lui demande de l’envoyer. Josué, 9 ans, et sa mère utilisent font également recours aux services de Dora. Ils écrivent à leur père que Josué n’a jamais vu, mais rêvent de rencontrer. Un jour, quand sa mère meurt, le jeune garçon se retrouve tout seul et sans repère dans l’immense capitale brésilienne. En regardant le pauvre garçon, Dora décide de l’aider à retrouver son père.

Réalisé en 1998 par Walter Salles, Central do Brasil est un road-movie empathique qui raconte le périple de deux êtres que rien ne semblait lier. Au Festival de Berlin, en 1998, Central do Brasil a remporté le prix du meilleur film et Fernanda Monténégro, celui de la meilleure actrice. L’année suivante, le film remporte encore le prix du meilleur film en langue étrangère aux Golden Globes.

24  Une balle dans la tête (1990)

En 1967, trois amis de Hong Kong se rendent dans un Saigon déchiré par la guerre à la recherche d’une vie facile. Mais les héros sont loin d’imaginer ce qui les attend. Durant leur aventure, qui va durer plus longtemps que prévue, ils vont devoir s’engager dans une bataille inégale avec la mafia locale, les troupes du Vietnam communiste, échapper à la captivité. Les 3 aventuriers vont également faire face à des choix drastiques qui vont leur révéler la vraie valeur de l’amitié.

La sortie de ce film réalisé par John Woo coïncide avec le pic de l’âge d’or du cinéma hongkongais revitalisé entre autres par ce réalisateur. Loin d’être un simple film d’action bourré de scènes combat, Une balle dans la tête est une œuvre émotionnellement puissante qui traite de certains aspects des rapports humains, du goût du pouvoir, de la trahison et de l’importance réelle de l’amitié.

23  Will Hunting (1997)

Will Hunting (Matt Damon) est un jeune surdoué de 20 ans originaire de Boston qui mène une vie tumultueuse. Après une énième interpellation policière, le professeur de mathématique, le Dr. Sean Maguire (Robin Williams) le prend sous son aile, mais à une condition : Will doit suivre une psychothérapie. Les séances de rééducation qui ont débuté dans la méfiance se transforment peu à peu en une amitié entre Will et son mentor.

Le film de Gus Van Sant est une œuvre particulièrement bien écrite et honnête sur la violence, la mort, le doute, la perte et le changement. Le jeu des acteurs y est particulièrement bluffant, avec des mentions spéciales à Robin Williams (Oscar du meilleur second rôle masculin) et à Matt Damon très crédible dans son incarnation du génie hanté par ses propres démons.

22  L.A. Confidential (1997)

Dans le Los Angeles des années 50, Bud White (Russell Crowe) et Ed Exley (Guy Pearce) sont deux inspecteurs chevronnés qui travaillent pour le LAPD. Malgré leurs différences, ils sont unis par une cause commune : l’enquête sur un massacre au cours duquel un ancien flic fut tué. Tous deux ont rejoint la police pour combattre le mal, mais ils sont également motivés par des raisons bien personnelles.

Éclipsé par la sortie du film Titanic la même année, L.A. Confidential réussit néanmoins à imposer sa stature de chef-d’œuvre au fil des années. Le film s’appuie sur un casting irréprochable, parfaitement bien assemblé et à la hauteur de l’enjeu. Noir et exubérant, l’œuvre Curtis Hanson décrit un Los Angeles foisonnant de tentations de toutes sortes, miné par la corruption et le crime.

21  La haine (1995)

Dans les années 90, une série d’émeutes éclatent à Paris après les brutalités policières subies par un adolescent arabe Abdel. Dans des quartiers pauvres, trois amis, un jeune juif, un boxeur noir et un jeune arabe, trouvent un revolver et sont bien décidés à en faire usage. Ils cherchent à se venger dans cette banlieue stérile de Paris pendant l’agitation sociale couve autour d’eux. Des situations plus malencontreuses les unes que les autres vont s’enchainer jusqu’au dénouement brutal. Elles sont toutes inspirées par la haine.

La Haine expose brutalement la réalité sociale de certaines banlieues françaises avec les mots et les situations qui conviennent. Rendu intemporel par sa coloration blanc noir, le film de Matthieu Kassovitz est une chronique sociale qui interpelle, émeut ou révolte. Mais il ne laisse certainement pas indifférent.

20  The Big Lebowski (1998)

À Los Angeles au début des années 90, Jeff Lebowski, surnommé Mec, se considère comme une personne complètement heureuse. Il est pourtant un flâneur désabusé qui passe ses journées à jouer au bowling et à boire. Un jour, des gangsters le prennent par erreur pour un millionnaire du même nom et réclament une rançon après avoir kidnappé la femme de l’autre Lebowski. Le Duc se rend alors auprès de son richissime homonyme pour obtenir dédommagement.

Cette œuvre culte des frères Ethan et Joel Coen a traversé les âges pour devenir une véritable mine d’or pour la pop culture. Le film contient en effet, de nombreux personnages fantasques, des scènes hilarantes et des répliques mémorables qui ont cimenté sa réputation.

19  American Beauty (1999)

Lester Burnham (Kevin Spacey) est un père de famille qui traverse une crise de la quarantaine. Son autorité de père de famille est sapée et ses responsabilités professionnelles ne sont pas respectées. Il ne reste plus qu’une apparence de famille heureuse à projeter. Son épouse Caroline (Annette Benning) a une liaison passionnée avec un collègue de travail et sa fille adolescente en pleine rébellion est amoureuse du fils d’un voisin qui a été pensionnaire d’un hôpital psychiatrique. Excédé par sa vie ennuyeuse, Lester démissionne et entame une nouvelle vie où il compte prendre tout à la légère. La suite des évènements est loin d’être reluisante.

Entre rage, cynisme et désespoir, les personnages de cette œuvre naviguent dans une comédie noire en essayant de donner un sens à des vies aussi insipides que la banlieue qu’ils partagent. American Beauty de Sam Mendes est un film qui hante par la justesse des performances, la tournure dramatique des événements, la musique…

18  Le Dîner de cons (1998)

Un riche éditeur s’amuse une fois par semaine avec des amis en invitant un connard à dîner. La bande d’amis se moque, s’amuse sans que l’invité ne s’en rende compte. Celui qui ramène le connard le plus drôle gagne le pari. Sur la recommandation d’un ami, Pierre Brochan (Thierry Lhermitte) invite un ‘con’ potentiel à dîner, un inspecteur des impôts nommé François Pignon (Jacques Villeret). Entretemps, la femme de Broshan, condamnant un tel divertissement s’absente et l’informe plus tard qu’elle le quitte pour de bon. Alarmé, Broshan cherche à récupérer sa femme et demande l’aide de Pignon grâce à qui il se retrouve encore et encore dans les situations les plus ridicules.

Ce classique moderne de la comédie à la française puise sa qualité dans sa mise en scène ultra habile et dans la succession de quiproquos absolument hilarants. Le duo d’acteurs Villeret-Lhermitte s’illustre dans une pièce au scénario simple, mais revigorée par la qualité de leur jeu.

17  Le Cinquième Élément (1997)

Nous sommes en 2263. Korben Dallas (Bruce Willis) a la mission impérative de découvrir le 5e élément sans quoi la terre sera détruite par une énorme boule de feu. Guidé par la prophétie d’un vieux moine, Cornelius, Korben Dallas est aidé par un chauffeur de taxi et Leeloo, une extraterrestre ingénieuse aux cheveux orange.

Pour ce film de science-fiction de production française, Luc Besson a réuni un casting des plus emblématiques des années 90 (Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman, Chris Tucker). Grâce à un univers tout à fait original, des décors extravagants et des personnages drôles, il a pu réaliser une œuvre de référence.

16  Le Sixième Sens (1999)

Le pédopsychiatre Malcolm Crowe (Bruce Willis) est confronté à un cas médical inexpliqué : Cole (Haley Joel Osment), neuf ans est confronté à des visions étranges de fantômes. Toutes ses visions incluent des individus assassinés qui communiquent au petit Cole leur amertume et leur rage désespérée. En tant que médecin, Malcolm est impuissant à cet être profondément tourmenté. Mais en tant qu’humain, il va devenir un mentor pour Cole afin de l’aider à accepter son don et percer le mystère de son monde terrible.

Ce thriller surnaturel est sans doute le film qui a révélé le talentueux Night Shyamalan. Mais c’est également une œuvre intelligente et poignante symbolisant le couronnement d’une décennie cinématographique de grande qualité. On s’en rappellera longtemps pour son twist final tétanisant.

15  Heat (1995)

Neil McCauley (Robert De Niro) est l’un des criminels les plus dangereux de Los Angeles. Il est opposé au meilleur détective de la ville, le Lieutenant Vincent Hanna (Al Pacino), un homme qui doit gérer une vie privée qui part en éclat avec une femme infidèle et une belle-fille souffrante. Les deux équipes sont plus déterminées l’une que l’autre et convergent vers un affrontement mortel.

Ce thriller de 1995 du réalisateur Michael Mann sur des flics et des voleurs à Los Angeles est le théâtre d’un duel impitoyable entre deux monstres sacrés du cinéma contemporains : Pacino et De niro. Outre ces deux figures clés, le film est un assemblage triomphal de personnages que tout oppose.

14  Léon (1994)

Le tueur professionnel Leon (Jean Reno) décide de manière inattendue de prendre sous son aile Matilda (Natalie Portman), sa voisine de 11 ans, dont la famille a été tuée par des policiers corrompus. Mathilda s’associe à un Léon réticent pour apprendre son métier de tueur à gages et en profiter pour venger la mort de sa famille assassinée par l’agent corrompu de la DEA Stansfield (Gary Oldman).

Dans la lignée de La femme Nikita (1990), Luc Besson propose dans ce film des personnages complexes et tourmentés en quête de rédemption et parfaitement interprétés par les acteurs. Ces derniers nous embarquent dans un périple passionnant et dangereux à travers une ville tout aussi périlleuse.

13  Titanic (1997)

Avril 1912. Lors du premier et dernier voyage du luxueux paquebot transatlantique britannique Titanic, deux personnages se rencontrent. Le passager du pont inférieur, Jack Dawson (Leonardo Dicaprio) a gagné un billet suite à un pari, et la riche héritière Rose DeWitt Bukater (Kate Winslet) est en route pour l’Amérique pour se marier. Leur coup de foudre résistera aux différences de classe et bien d’autres obstacles, mais pas à un iceberg qui a également fait chavirer un paquebot considéré comme insubmersible.

Comment oublier cette œuvre mémorable du 7e art ? Le film de James Cameron est un (très) long-métrage visuellement impressionnant, émotionnellement poignant et artistiquement triomphal. Au-delà d’un simple divertissement épique pour grand public, le film est à n’en point douter l’un des plus grands succès de Hollywood.

12  Le Silence des Agneaux (1991)

Un psychopathe kidnappe et tue des jeunes femmes dans tout le Midwest. Le FBI embarqué dans la traque du tueur en série envoie l’agent Clarisse Starling (Jodie Foster) interroger le prisonnier psychopathe Hannibal Lecter, un autre tueur en série intelligent qui pourrait dresser un portrait psychologique du tueur. Lecter n’accepte d’aider Clarissa que si elle soigne son imagination particulièrement perverse avec les détails de sa vie personnelle.

On se souviendra longtemps du film de Jonathan Demme pour sa mise en scène troublante du jeu du chat et de la souris entre un tueur en série particulièrement rusé et un agent novice du FBI tétanisé. Les performances convaincantes de Hopkins et Foster se conjuguent avec un scénario impeccable pour produire une grande œuvre de terreur psychologique.

11  Il faut sauver le soldat Ryan (1998)

Le capitaine John Miller (Tom Hanks) se voit confier une mission des plus difficiles. Avec un détachement de huit personnes, Miller doit se rendre derrière les lignes ennemies afin de sauver le soldat James Ryan, dont les trois frères ont été tués sur les champs de bataille. Le commandement a décidé de démobiliser Ryan et de le renvoyer chez sa mère inconsolable. Pour accomplir sa mission, la petite escouade devra toutefois traverser les feux de l’enfer.

Captivant, viscéral et déchirant, le film de Spielberg contient une représentation très réaliste de la violence et de la guerre. Il traite avec finesse de la dévotion, du sacrifice et du patriotisme.

10  La vie est belle (1997)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un père et son jeune fils font partie des Juifs renvoyés d’Italie vers un camp de concentration. Dans le camp, le père convainc son fils que leur séjour au camp n’est qu’un jeu. Et le prix sera remporté par le garçon qui parviendra à ne pas attirer l’attention des gardes.

Le génie comique et dramatique de Roberto Benigni a réussi a insufflé à ce film d’apparence banale la valeur d’une œuvre mémorable. Malgré qu’il traite d’un sujet d’une incroyable gravité, l’œuvre réussit le pari de la légèreté et de la sincérité.

9  Matrix (1999)

Thomas Anderson (Keanu Reeves) mène une double vie. En journée, il passe pour un programmateur informatique quelconque qui travaille dans un bureau administratif. La nuit, il se transforme en un pirate informatique redoutable nommé Neo à qui aucun réseau informatique ne peut échapper. Sa vie va cependant basculer après une découverte d’envergure. Thomas reçoit des messages émanant de Morpheus (Laurence Fishburne), une figure de référence du Dark Web considéré comme un homme dangereux. Neo est ensuite contacté par Trinity (Carrie-Anne Moss), une inconnue qui devra le conduire vers Morpheus.

Matrix est une œuvre complexe de science-fiction qui su poser les bases d’une franchise de qualité. Au-delà de sa photographie ingénieuse, le film est technologique épatant et contribue largement à faire progresser son genre.

8  Pulp Fiction (1994)

Vincent Vega (John Travolta) et Jules Winnfield (Samuel L. Jackson), sont des tueurs à gages sont les destins vont s’imbriquer avec plusieurs personnages au fil de trois histoires. Dans la première histoire, Vincent passe une soirée inoubliable avec Mia, la femme de Marsellus Wallace. Le second raconte l’histoire du boxeur Butch Coolidge impliqué dans des combats truqués. Dans la troisième histoire, Vincent et Jules se retrouvent dans des ennuis après un accident banal.

Adepte des films violents, Tarantino signe avec Pulp Fiction un opus pour les âges. Le film témoigne de son penchant pour les longs-métrages bavards, sanglants, empreints d’une comédie noire, enjoués et où l’alcool, le sexe, la nudité, les jurons se mélangent pour un résultat détonnant.

7  Le Roi Lion (1994)

Le majestueux Roi Lion Mufasa voit en son fils Simba, le digne héritier du royaume. Mais dès l’enfance, le lionceau particulièrement espiègle devient l’objet des intrigues de son oncle envieux Scar, qui rêve de pouvoir. Après l’assassinat de son père, le jeune Simba connaître une longue traversée infernale où se succèdent le chagrin de la perte, de la trahison et de l’exil. Mais c’est au bout de cette épreuve qu’il apprendra à devenir un vrai roi.

Le Roi Lion est un classique de Disney qui n’a pas pris une ride. Il détient une résonnance émotionnelle qui a réussi à traverser les générations et les âges.

6  Les Affranchis (1990)

L’histoire d’Henry Hill (Ray Liotta), un gangster en herbe qui se livre à des vols avec ses complices Jimmy Conway (Robert de Niro) et Tommy DeVito (Joe Pesci) dans le Brooklyn des années 50. Engagés dans divers trafics, les jeunes mafieux sont ambitieux, brutaux et tuent facilement quiconque se met en travers de leur chemin.

Un film étonnant qui montre la réalité de la mafia à travers ses œuvres les plus sanglantes et les plus impitoyables. Dans la même catégorie que Casino (1995) ou Mean Streets (1973), Les Affranchis fait partie des œuvres quoi ont fait le mythe Scorsese.

5  Seven (1995)

Le détective William Somerset (Morgan Freeman) est un vétéran de la police qui prépare sa retraite. À 7 jours de la date de son départ, deux imprévus surviennent : un jeune inspecteur novice Mills (Brad Pitt) et un meurtre particulièrement sophistiqué. Les deux enquêteurs se rendent vite compte qu’ils ont affaire à un tueur en série (Kevin Spacey) qui cible des personnes qu’il pense avoir commis l’un des sept péchés capitaux.

Seven est un thriller obscur et plein de suspense qui restera immortel pour son intrigue intelligente. Le film représente la quintessence de la signature artistique de David Fincher à qui l’on reconnaît une vision cinématographique assez sombre.

4  Les Evadés (1994)

En 1947, le jeune banquier Andy Dufresne (Tim Robbins) est accusé d’avoir tué sa femme et son amant. Malgré qu’il conteste le crime, il est jugé et emprisonné dans une prison du Maine appelée Shawshank. Il y fait face à la cruauté et à l’anarchie qui règnent des deux côtés des barreaux. Mais Andy, qui est de nature affable et bienveillante, se lie d’amitié avec Red (Morgan Freeman), un homme sage qui n’attend plus rien de la vie. Andy, lui, n’a pas dit son dernier mot.

Le thriller carcéral de Frank Darabont est une œuvre presque parfaite du point de vue du scénario, de l’écriture, du jeu d’acteur ou de la bande originale. Il traite avec une grande réussite de l’espoir, de la justice, de l’amitié et de la vertu de la patience.

3  La ligne Verte (1997)

Paul Edgecomb (Tom Hanks) est le chef des gardiens du quartier des condamnés à mort de la prison de Cold Mountain. Paul a vu de nombreux prisonniers et gardiens au cours de son long séjour dans ce lieu sinistre de la Louisiane. Cependant, le colosse John Coffey (Michael Clarke Duncan), accusé d’un crime terrible, est devenu l’un des habitants les plus insolites du quartier.

La Ligne Verte est une autre œuvre compatissante, captivante, bien intentionnée et réalisée sous une direction exceptionnelle de Darabont. Considéré comme l’un des films les plus tristes de tous les temps, il s’appuie sur un jeu d’acteur d’une grande justesse et des éléments surnaturels pour déployer une charge émotionnelle certaine.

2  Forrest Gump (1994)

Assis à l’arrêt de bus, Forrest Gump (Tom Hanks), un homme à l’intelligence douteuse, mais gentil et ouvert d’esprit raconte à des inconnus au hasard l’histoire de sa vie extraordinaire. De son enfance à ses actes héroïques lors de la guerre du Viêt Nam en passant par l’amour de sa vie, et son parcours en tant que champion de marathon, l’homme se livre sans répit. Entre personnages atypiques, répliques cultes et bande sonore mémorable, Forrest Gump est un bijou du 7e art et l’un des plus grands films de tous les temps.

1  La Liste de Schindler (1993)

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L’histoire vraie de l’énigmatique Oskar Schindler (Liam Neeson), membre du parti nazi et propriétaire d’usine prospère qui a combattu la ‘’solution finale’’ d’Hitler et sauvé près de 1 200 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Que ce soit à cause des scènes déchirantes de massacre, de ses personnages au réalisme troublants ou de la musique hantée de John Williams, La liste de Shindler a acquis le statut d’œuvre majeur du 7e art. Il s’agit d’un hommage remarquable et précieux aux victimes de la Shoah sous une intensité dramatique que seul Spielberg semble maîtriser.

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Top 30 des meilleurs films des années 90